RT 2005 et isolation
Caractéristiques et exigences thermiques du bâti
La lutte contre le gaspillage d’énergie passe par l’isolation thermique des bâtiments chauffés, elle fait l’objet d’une réglementation précise datant de plus d’une trentaine d’années. Dans le domaine du bâtiment, l’isolation thermique permet de réduire les pertes caloriques liées au chauffage ou à la climatisation.
la RT 2005 vise à réduire de 15 % les consommations des bâtiments neufs (avec un objectif de 40 % en 2010) ainsi que les émissions de gaz à effet de serre (division par 4 avant 2050). Par rapport à la RT 2000, les évolutions concernent notamment l’introduction d’une consommation maximale et un renforcement des exigences sur la bâti et sur les équipements.
Caractéristiques thermiques du bâti
Chaque paroi d’un local chauffé ou considéré comme tel, dont la surface est supérieure ou égale à 0,5 mètre carré, donnant sur l’extérieur, sur un volume non chauffé ou est en contact avec le sol, doit avoir un coefficient de transmission thermique U, exprimé en W/(m2.K), inférieur ou égal à la valeur maximale donnée dans le tableau suivant.
Sont exclus de ces exigences :
les verrières
les vitrines et les baies vitrées avec une fonction désenfumage
les portes d’entrée entièrement vitrées et donnant accès
les lanterneaux, les exutoires de fumée et les ouvrants-pompier
les parois translucides en pavés de verre
les toitures prévues pour la circulation des véhicules.
Coefficient de transmission thermique linéique :
Le coefficient de transmission thermique linéique moyen du pont thermique dû à la liaison de
deux parois, dont l’une au moins est en contact avec l’extérieur, ne peut excéder les valeurs indiquées ci-après :
pour les maisons individuelles : 0,65 W/(m.K).
Toutefois cette valeur est portée à 0,75 W/(m.K) jusqu’au 31 décembre 2007 ;
pour les autres bâtiments à usage d’habitation : 1,0 W/(m.K) ;
pour les bâtiments à usage autre que d’habitation : 1,2 W/(m.K)
Les planchers sur terre-plein des locaux chauffés ou considérés comme tels doivent être isolés au moins à toute leur périphérie par un isolant de résistance thermique supérieure ou égale à 1,7 m2.K/W.
Les déperditions thermique de référence de chacune des parois et celles des liaisons du bâtiment (ponts thermiques) sont données par les coefficients suivants :
Ces coefficient de référence permettent de calculer la déperdition thermique de référence du bâtiment (Ubâtref ) ainsi que la déperdition maximale autorisée (Ubâtmax). La RT 2005 impose en effet que la déperdition thermique du bâtiment (Ubât) doit être inférieur à la déperdition thermique maximale (Ubâtmax).
Lexique RT 2005
Ubât-réf
Coefficient moyen de référence de déperditions par les parois et liaisons du bâtiment exprimé en W/m2.K.
Ubât
Coefficient moyen de déperditions par les parois et liaisons du bâtiment exprimé en W/m2.K.
Zones climatiques
La France se découpe selon 8 zones climatiques différentes(cf. annexe I de l’arrêté) considérant les températures et l’ensoleillement. Ces 8 zones correspondent simplement à une combinaison des précédents découpages de la RT2000, soit des 3 zones H1, 2 et 3 pour l’hiver (ou saison de chauffage) et des 4 zones E a, b, c et d pour l’été (période de non chauffage).
Cepréf
Coefficient Cep de référence du bâtiment, déterminé sur la base des caractéristiques de référence pour l’isolation thermique, les apports solaires, la perméabilité à l’air, la ventilation, le chauffage, l’eau chaude sanitaire, l’éclairage des locaux, correspondant au « droit à consommer ».
Cep
Consommation conventionnelle d’énergie d’un bâtiment pour le chauffage, la ventilation, la climatisation, la production d’eau chaude sanitaire et l’éclairage des locaux. Elle s’exprime en énergie primaire, soit KWh/m2. an (m2 de surface hors oeuvre nette).
U
Coefficient de transmission thermique exprimé en W/m2.K.
R
Résistance thermique exprimée en m2.K/W.
Cepmax
Il existe une exigence minimale (ou « garde-fou ») pour le coefficient Cep ; à vérifier si Cep du projet est bien inférieur à Cepmax variable selon l’énergie de chauffage (électricité ou combustibles) et la zone climatique (cf. article 37 de l’arrêté).
Ubât-max
Les compensations entre la performance du bâti et celles des équipements est limitée, il existe une exigence minimale (ou « garde-fou ») sur le coefficient Ubât notée Ubât-max et variable selon le secteur de construction (maisons, immeubles ou autres) (cf. article 39 de l’arrêté).